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Mesure l’entaille avant de l’accueillir, Une résidence de création avec Leïla

6 oct.
2 min de lecture

Du 4 au 11 juillet 2026, j’ai eu la chance de participer à une résidence à Campigneulles-les-Petites avec l’artiste Leïla Nagel Hamed Abdelouahab.

Notre projet, intitulé Mesure l’entaille avant de l’accueillir, prend la forme d’une performance-installation mêlant céramique, son, écriture, lecture et geste.



Des sculptures en céramique qui produisent du son

Pour ce projet, j’ai travaillé à la création d'objets sonores en céramique. Ces pièces sont pensées à la fois comme des sculptures et comme des objets qui peuvent être activés par le geste.

Certaines formes s’inspirent du gong ,de la cloche et permettent de faire apparaître des sonorités différentes. Ce travail m’a amenée à réfléchir à la relation entre la matière, le son et le geste.

La céramique est une matière fragile. Cette fragilité influence directement la manière dont les sculptures sont manipulées : les gestes doivent être précis, retenus et parfois très lents. Le geste devient alors une partie de la composition. Il produit un son, mais crée aussi une forme de partition visuelle entre les deux performeuses


Une performance entre objets, textes et sons

Le projet ne repose pas uniquement sur les sculptures. Les objets sont accompagnés de textes et de lectures, avec un travail autour de la voix et de sa dimension sonore. La voix devient à la fois porteuse de mots et matière à écouter.

Nous avons imaginé la performance comme une sorte de rituel temporaire, construit pour un lieu et un moment précis. Il ne s’agit pas de reproduire un rituel existant, mais de créer une forme qui évolue avec l’espace, les objets, les gestes, les sons et les personnes présentes.

La notion d’éphémère est donc importante dans le projet : la performance existe pendant un temps donné, puis disparaît.



Travailler à deux

Cette résidence est aussi une nouvelle étape dans notre travail collectif. Leïla travaille principalement avec l’écriture, la photographie la vidéo et la gravure, tandis que ma pratique s’articule autour de la sculpture et de la performance.

Ces différences sont justement ce qui nous intéresse. Travailler ensemble permet de faire apparaître des idées auxquelles nous n’aurions probablement pas accès en travaillant chacune de notre côté. Les pratiques se mélangent, se répondent et viennent modifier la manière dont nous abordons le projet.

La céramique peut ainsi devenir sonore, l’écriture peut devenir matière à écouter, et le geste peut servir de lien entre les différents éléments.



Une recherche qui continue

Cette résidence a été pour moi l’occasion de poursuivre une recherche autour de l’objet en céramique et de son activation par le geste.

Les sculptures sonores ouvrent notamment de nouvelles possibilités dans mon travail : penser une pièce non seulement par sa forme ou sa matière, mais aussi par ce qu’elle peut produire lorsqu’elle est manipulée, frappée, déplacée ou mise en mouvement.

C’est une recherche que j’ai envie de continuer à explorer, notamment autour des petits objets sonores en céramique et de la manière dont ils peuvent être transmis et expérimentés avec d’autres.

 
 
 

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